Public Enemies
Commençons par ce film de gangster inspiré d’une histoire vraie déjà retranscrie dans un bouquin.
Le scénario, comme le jeu des acteurs (Christian Bale, Johnny Depp surtout, et Marion Cottilard dont le jeu est finalement pas décalé contrairement à ce que je pensais mais pas incroyable non plus) sont accrocheur, on est vite dans l’ambiance. Ce qui pèche dans ce film pour moi, c’est le côté « de l’intérieur » des scènes de gunfight. On a pas l’impression de regarder le film mais de voir un docu du tournage en live mais avec le montage final : caméra trop dynamique pour qu’on suive l’action par moment, cela donne une sensation bizarre, puisque ça fait making of comme crédible et on se demande finalement si c’était la meilleure manière de tourner ces scènes.
En dehors de ça, le film est bien mais sans plus. Aucune réplique cinglante, aucune scène spécialement mémorable. On entre pas vraiment dans l’ambiance gangster de l’époque, et je trouve ça un peu dommage.
A voir si vous êtes fans de films de gangsters, sinon attendez le DVD.
Là Haut
Pixar remet le couvert. Wall-E était une tuerie technique, mais le scénar pouvait sembler simpliste, semblant juste être un prétexte aux belles images qu’on voit. Peu de choses pour l’adulte qui regarde le film, Wall-E s’intéressait seulement au grand enfant en chacun de nous.
Pour Là Haut, c’est totalement différent.
On commence par voir depuis l’enfance la vie de Carl Frederiksen, fan d’un grand explorateur parti il y a longtemps aux chutes du paradis en Amérique du Sud, pour y ramener un animal particulier, un oiseau très grand.
Mais pendant le résumé de sa vie, pour arriver à l’âge de 78 ans, on voit que Carl n’a pas eu que de la chance. Sa femme ne pouvait pas avoir d’enfants, et elle n’est plus là. Et alors que leur rêve d’enfant était de partir aux chutes du paradis, ils ne l’ont jamais fait.
Et alors qu’on menace de détruire la maison de leur couple, Carl décide de partir, avec sa maison, et de l’amener aux chutes du paradis. Il n’avait pas prévu qu’un boy-scout du prénom de Russell aurait été embarqué avec lui.
Ça peut sembler classique, mais il est rare dans un dessin animé quel qu’il soit adressé aux enfants de voir des sujets tels la stérilité et la mort de l’être aimé, puis la solitude, abordé comme cela.
Bien sur, étant adressé aux enfants, il y a de nombreuses scènes incroyables, des moments très drôles, des répliques cultes, on est bien dans une réalisation Pixar. On vit une belle aventure aux côtés de l’improbable duo Russell/Carl.
A voir absolument, c’est une superbe réalisation. Pixar, continuez, vous faites que du bon !
Inglorious Basterds
Ou le meilleur pour la fin. C’est un film de Tarantino. Ca traite de nazis, de juifs américains dont le but est de ramener 100 scalps nazis chacun à la maison. C’est tourné en 3 langues (anglais/français/allemand) ce qui va ravir les sociétés de soustitrage (hihi).
Des scènes monumentales, une fin innénarrable, en plus d’être grandiose, des libertés avec l’histoire, Diane Kruger et Brad Pitt dans la même scène, l’accent du Tennessee que prend Brad (qui est vraiment incroyable au passage). On sent la maitrise de Tarantino dès la première scène (qui commence entièrement en français). Une scène, quasi entièrement en allemand, dans une taverne de la petite ville de Nadine, est incroyable car dans d’autres films, les réalisateurs ne se servent de ce genre de scène que pour que les « gentils » se fassent capturer ou autre et dure 5 minutes. Là, ça dure bien plus longtemps, c’est crédible, et c’est que du bonheur tellement on est anxieux de savoir si les basterds vont se trahir ou pas.
Et quand on voit des acteurs et actrices français (Mélanie Laurent, par exemple) dirigés par Tarantino, on voit qu’en fait le problème des films français, c’est pas les acteurs …
A voir absolument si le côté gore de certaines scènes (Tarantino, quoi) vous est supportable. Un vrai chef-d’oeuvre.